Contrôler la dérive baladeuse

Je commence à avoir espoir à enfin pouvoir contrôler cette dérive baladeuse. Cela a été dur mais je commence à voir la lumière au bout du tunnel!

Je m’étais d’abord concentré sur bloquer le bras arrière de la tête de la dérive. Cela me paraissait la première chose à tenter car facilement à portée de main du marin solo. J’ai pensé à de nombreuses solutions plus ou moins compliquées mais aucune n’a été facile à mettre en œuvre. Ensuite lors de ma récente (et rare) sortie en double avec ma fille, j’ai constaté que c’était le bord d’attaque (avant) de la dérive qui bougeait le plus en amplitude et en violence lorsque la dérive changeait brutalement de position d’équilibre d’un bord à l’autre puis retour. Il vaut mieux donc bloquer l’arête avant que le bord de fuite. Ensuite il y a eu le dessin très parlant du site « Maritime Identify » que j’ai déjà publié qui montre un centre de rotation très en arrière et j’ai vérifié que c’était effectivement bien le cas avec l’Albatros.

Hier, j’ai pris avec moi plusieurs moyens pour caler cette dérive selon le principe de la « savate » que Jung m’a dit devoir utiliser sur son Wizz et bingo!

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Il y avait 10-12 kn de vent de SO (brise thermique habituelle) mais avec un chop de surface plutôt chaotique avec tout le trafic autour du port. J’ai tout d’abord essayé de contrôler la dérive en la relevant mais même si elle bougeait moins c’était encore bien instable. Ensuite j’ai essayé de bloquer la partie avant de la dérive avec tout d’abord la grande plaque en EVA jaune mais elle était trop large pour passer. Ensuite je suis passé à l’anneau creux en caoutchouc (venant d’un jeux de piscine pour enfants) et cela a très bien marché. Le bateau a arrêté de faire ses larges embardées déstabilisantes. C’était le jour et la nuit!

J’ai ensuite croisé un Seascape 18 sous spi avec quatre personnes à bord. J’ai fait demi-tour et au vent de travers avec foc je suis resté dans leur sillage.

L’Albatros n’est donc pas un désastre absolu mais franchement je ne peut pas comprendre pourquoi un architecte qui a l’expérience d’un bateau précédent avec une dérive trop ballotante, puisse se permettre de mettre sur le marché ce qui sont essentiellement des prototypes construits en série. C’est à vous, Monsieur Finot, de faire tous ces ajustements et mises au point avant la vente et non pas à vos clients après la vente!

On m’écrit: Phil

Le 08/08/2015, Phil a écrit :
Bonjour,

Je me permet de vous adresser ce mail car je suis intéressé par l'achat d'un Albatros et vous me faites l'impression d'être en quelque sorte " promoteur " de la série:j'aurais aimé obtenir quelques infos sur ce bateau ( connaître les délais de livraison, savoir s'il existait déjà en France une association qui projetait d'organiser des régates, l'essayer etc..) 

J'ai envoyé deux mails restés sans réponse à l'adresse albatros@finot.com et supposant que cette adresse n'était pas appropriée j'ai adressé le même message à albatrossailing.fr,en retour j'ai reçu une réponse type qui mentionnait qu'on me recontacterais, il y a une semaine de cela ....et plus rien depuis !!!

Je suis pour le moins réservé quant au manque de suivi au niveau commercial.

Avez-vous un filon à me donner pour obtenir ces fameux renseignements.

Ah oui,j'oubliais l'essentiel, je suis en Belgique et ils ne m'accordent peut-être que peu d'intérêt pour cette raison. 😏😏

Merci de votre judicieux avis.

Phil

Le 7 août 2015, Jaffar Voile Légère  a écrit :

Philippe, bonjour

J’ai effectivement démarré en 2014 une page web et un forum d’acheteur enthousiaste sur l’Albatros 4,30 Finot. J’ai été un des premiers à l’obtenir (le n° 08 maintenant re-nommé Lemon 008) et j’ai rapidement déchanté devant tous les aspects inintelligents, mal intégrés et mal finis du bateau. Finot n’a pas aidé en refusant le dialogue avec ses acheteurs et en refusant de reconnaitre des erreurs ingénierie au niveau de la quille et de la souplesse du plancher sous les deux sabots de mât. J’avais acheté le bateau essentiellement pour faire du spi solo en ayant cru comprendre qu’un avaleur de spi était en développement. Je constate aujourd’hui que le bateau est bien plus mauvais en solo qu’en double et qu’il demande un gros effort de perfectionnement pour compenser sa conception simpliste et non ergonomique. J’ai maintenant mis en vente mon bateau vieux d’un an mais les acheteurs ne se précipitent pas à ce prix.

Finot a lancé cette opération avec de très petits moyens humains et la communication n’est pas son fort. Ses coordonnées sont sur sa page web http://www.albatrossailing.fr/dyn/ et il y a aussi quelques infos sur sa page facebook https://www.facebook.com/AlbatrosFinot?fref=ts. Son mail perso est xxx et son téléphone professionnel est 01 39 46 20 02

Un des tous premiers acheteurs est belge, sa page facebook est https://www.facebook.com/wilvanlonden. Les acheteurs français ne sont pas mieux lotis à ma connaissance. Finot ne répond plus à mes mails depuis plusieurs mois.

Si vous pensez utiliser l’Albatros en double c’est un bateau lent mais a peu près correct. Il a une multitude de petits détails mal pensés (tel que la grande difficulté à faire sortir l’eau entrée dans la coque par le puits de dérive) mais sa carène est bonne. Cependant je recommande fortement de ne pas l’acheter avant de l’avoir essayé dans les vagues et par vent irrégulier. Dans ces conditions sa dérive pivotante soit-disant auto ajustable fait de larges mouvements brusques (20-25°) assez déconcertants et il est nécessaire de la remonter sensiblement pour réduire ces mouvements désagréables. Vous obtenez en prime un petit jet d’eau au milieu de votre coque! Sa bôme à fourche est aussi un monument rétro et il faut aimer.

Finot est tout sauf transparent mais il semble qu’il soit en train de faire bouger la production de la coque vers la Pologne. Le constructeur français qu’il avait choisi n’avait aucune expérience préliminaire avec la production de bateaux! C’était un fabricant de pièces détachées plastiques pour voitures! Quels changements ont été introduits avec le changement de constructeur? grand mystère! La barre d’accastillage est toujours très mal placée au fond du cockpit et il y a toujours trop peu de place pour que le barreur puisse passer confortablement derrière l’écoute de GV, sous la bôme si basse et devant la barre du gouvernail qui n’est pas ajustable en hauteur.

En espérant avoir répondu à vos questions

N’hésitez pas à me contacter à nouveau pour plus d’éclaircissements

Cordialement

Jaffar

PS la date de votre mail semble bien en avance!


Le 08/08/2015, Phil a écrit :
Bonjour,
J’avais trouvé l’approche tout à fait intelligente avec un programme d’utilisation assez large ( utilisation solo où avec mes petits enfants, mise à l’eau seul, gréement facile …) bref, refroidi par ces premiers contacts avec le fabriquant et surtout le tableau peu flatteur que vous décrivez de la conception actuelle de cet « engin » je vais laisser mûrir le fruit quelques temps encore et garder mon Classe A.
Sorry, mais nous ne régaterons pas de sitôt en Albatros et c’est dommage mais qui sait un jour sur un plan d’eau …
Grand merci pour cette réponse rapide.
Bien sportivement.
Phil

Comparaison Albatros – Weta (en anglais)

Le 02/08/2015, Mich a écrit :

Jaffar,

My name is Mich, I have found you through your blog at the Albatros boat forum. I decided contact you as you likely are the person who could help me with my little dilemma.
Lately, I decided to buy my first boat. A friend of mine has Weta trimaran, and I had a few opportunities to try it out o the sea – I must admit, it’s lots of fun. I almost decided to purchase my own Weta until I saw the Albatros 4.30 at boat show in Poland. I looks great and seems to be a great boat, fast, reliable and well designed.
You are the person who experiences sailing on both boats, so could you let me know what is your opinion on Weta VS Albatros problem? I hope it’ll put some new light onto my decision.

Thanks,

Mich

On Sun, Aug 2, 2015, Jaffar Voile Légère  wrote:

2011-06-06_Trimaran_Weta_gennaker_Jaffar_h300Mich, bonjour

I admit a few errors in my boating life and buying the Albatros before fully testing it on the water is one of them. On what basis do you say « a great boat, fast, reliable and well designed »? All I have read on this boat is biased stuff. I have yet to find on the web or in the media, one single piece that is not biased (by not mentioning its deficiencies) or signed by a person without any vested interest in the production of the boat. If you have any reference of an independent review I could check on the web, please share it with me.

The choice between the Weta and the Albatros depends first on your sailing program. Both boats are for one to three people on the paper but one to two people in practice (unless the third one is a child). If you sail mostly solo, as I do, the Weta is better because you can use its gennaker in almost all wind and sea conditions solo, except heavy winds and seas where having a crew on the windward side trampoline is a must before unrolling the gennaker. You cannot use the spinnaker solo on the Albatros in any wind conditions except very light air, that is as simple as that.

The Albatros is quite slow with the mast in the forward catboat position (without any forward sail). It is slower that its official French rating that put it on a par with the Finn mainly because the way the main is attached to the mast is quite inefficient aerodynamically, particularly for a « catboat ». With the mast in its rearward position and with the jib in front of it, the aerodynamic inefficiency of the mast is lessened for aerodynamic reasons in the bottom part where the jib overlaps. Also the hull under the catboat mast is quite soft and lack the necessary rigidity for lasting long years. Try to put some pressure on the stays and see by yourself the floor of the cockpit near the mast base moves and rotates. All pros to whom I have shown this behavior have been alarmed by it!

The Weta is faster than the Albatros in all points of sail and all wind and sea conditions, solo or double. The Weta is also easier for a beginner.

In all phases of handling the boat from land to water and back, the Weta is superior. The boat can easily be disassembled or reassembled from its three hull parts and two mast parts. The Albatros is about the same weight but feels heavier. Its launch trolley is much heavier than the Weta’s trolley and is quite awkward to use. Lifting the keel to return is quite an exercise and just yesterday I hurt my back due to a pulley system that is too weak for a static lifting of the keel (with some forward speed it goes much better). Lifting the dagger board on the Weta is easy and fast.

In terms of ergonomics, it is night and day. The Weta has the sheets and deck hardware where you expect them to be when sailing. Most of the time you sit on the trampoline with your feet in the central hull, which is quite comfortable. In stronger winds you move your body outside and in heavy air you should sit on the outside windward hull with your feet under the foot straps. That last position is a bit acrobatic and it is a bit difficult to move out of it . Downwind you sit well back in the main hull cockpit. Just do not let yourself be trapped upwind in that position because then the boat can stall in a tack and overturn with the front end rotating over the rear end. It happened to me twice. The Weta is unfortunately missing a boom or a traveler system to keep the mainsail flat upwind in heavy conditions when you have to ease the mainsheet to keep the boat upright. That is the primary missing feature that made me sell my Weta and that prevented me to returning to the boat. The other feature I did not like being that the gennaker is much too flat for attaining good downwind speed in all but heavy air.

The Albatros has its hardware set in places that are inconvenient most of the time. The space between the tiller and the mainsheet hardware in the center of the boat is too small to properly move your body for an easy tack. The row of hardware at the bottom of the cockpit look nice on pictures but is quite inconvenient as in many cases you need to sit on top of it for proper boat balance! The boat is badly missing a spinnaker launching and retrieving system. The ergonomics of the Albatros is terrible. You have to do a lot of tweaking to make it acceptable.

One last thing. You have tried a Weta and had fun with it. There is no big hidden behavior with the boat except the one I already mentioned. But the Albatros has some bad behavior in waves and irregular winds when the gybing centerboard misbehaves, shifts abruptly between two positions 20-25° apart and gives you bad kicks that are quite unpleasant. You have then to lift some of the keel to reduce that bad behavior but then you lose a bit of performance upwind. If you want to purchase an Albatros, I urge you to test it before and see by yourself if you can live with its behavior in short waves and irregular winds.

Do not hesitate to come back to me if is something is not clear to you.

Regards

Jaffar


Le 06/08/2015, Mich a écrit :
Jaffar,

As you say, majority of the press releases or articles that I read about Albatros 4.30 come from either the designer (group Finot) or manufacturer — so it’s biased. One article in big Polish magazine for sailors (« Żagle », eng. « Sails ») gives the Albatros a high note but after re-read it’s also not clear whether it’s a sponsored or not. I spoke with the Polish manufacturer and he openly admitted that there were some quality issues with the boat that was being produced in France, and so the license owner have decided to move the entire production to Poland. They shipped first 10+ boats this month to France. Poland-produced boat shares the same design and all key parameters with the France-produced one but it also has a few improvements mostly in materials. Perhaps some of the quality quirks you mentioned have been fixed. But it still doesn’t improve the key failures such as spinnaker in solo sailing, sails inefficiency and ergonomics.
After your email it’s clear for me that Albatros is no go at this point. I’ll go with Weta (they just released v2) as I know what to expect, and I’m pretty sure I’ll be happy with it.

Jaffar, thank you for your email, you provided me lots of valuable data points that helped me to make my choice. I appreciate that very much.

All the best.

Mich


On Thu, Aug 6, 2015, Jaffar Voile Légère wrote:

Mich, bonjour

You are welcome. I also appreciate your feedback; Thank you.

The Weta production has been moved to Indonesia and they say that several things have been improved, such as the precision of the fitting between the center hull and the carbon arms. I may myself buy one if I succeed in selling my Albatros 008 without losing too much. Unfortunately the new Weta is still underpowered in light air and still without any mean to properly flatten the mainsail in heavy air.

Finot and his Polish associate are quite secretive on what changes have been made to the Polish-produced boats. I would appreciate it if you happen to know any article or document on the subject in English or French. Finot has heavily invested in carving six production molds in aluminum. Unfortunately he did not revise his drawings to incorporate any lesson learned from the two prototypes or the first production boats. Making changes to such heavy molds is very costly and time consuming. He is stuck and the boat is unlikely to evolve as far as the hull is concerned. For my part, I am also stuck with a lemon! Lemon 008!

Good luck and good wind with your new boat

Jaffar

Ce qui me perturbe le plus avec l’Albatros

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Voici une photo prise en avril dernier lorsque j’ai ajouté des lèvres de dérive sur mon Albatros rebaptisé « Lemon 008 ». Je vais essayer de l’utiliser comme illustration pour vous expliquer ce qui me perturbe le plus avec ce canot.

Hier j’ai effectué une de mes rares sorties en double, avec ma fille Salima comme équipière. La brise thermique soufflait du Sud-Ouest à un bon 8-10 kn (mesurés à la station toute proche de l’aéroport TLN) et comme cette brise survole auparavant la péninsule de Giens et son double tombolo, elle se présente dans la rade de Hyères avec des irrégularités qui sont plus ou moins grandes selon les jours. Hier n’était pas un trop mauvais jour à cet égard, mais nous sommes passés assez près de la pointe ouest de Giens et il y avait beaucoup de trafic sur l’eau avec donc une mer pas trop forte mais chaotique. On était au rappel tous les deux dans les surventes mais dans les molles l’un d’entre nous remettait simplement son buste droit en restant assis sur le rebord du bateau et l’autre devait fréquemment venir s’agenouiller sur le fond du cockpit pour mettre son poids plus proche de l’axe longitudinal du bateau et éviter une contre-gite qui pouvait être brutale et désagréable. On prend le rythme mais de temps en temps une vague un peu plus mauvaise aborde le bord d’attaque de la dérive lestée du mauvais coté et celle-ci bascule brutalement de 20-25 degrés dans l’autre sens. Ce mouvement brutal fait soudainement déraper toute la coque sous nos pieds et nos postérieurs et la sensation est bien désagréable. Je la compare à faire du ski sur de la neige fraîche recouvrant une plaque de glace. Dès que le ski touche la glace dans les zones moins épaisses en neige fraîche, il se met à glisser latéralement et soudainement.

On voit sur la photo ci-dessus que la dérive est bien dans l’axe. Cette position n’est stable qu’avec la dérive relevée ce qu’il faut pour empêcher les mouvements de rotation latérale (autour d’un axe vertical). Au prés dans une mer plate et un vent régulier, le bateau doit prendre une gite de 7-10° et la dérive alors s’auto-aligne avec l’axe de la carène gitée qui fait un angle de 10-13° avec l’axe longitudinal de la coque (son bord d’attaque étant du coté au vent et son bord de fuite du coté sous le vent). Le bateau peut donc faire une embardée de 20-25° lorsque la dérive passe brutalement d’une position d’équilibre à l’autre. Bien sûr, cette nouvelle position d’équilibre n’est pas stable et la dérive revient tout aussi brutalement et soudainement dans sa position initiale.

Dans ces conditions de mer et de vent et pour éviter ces glissades bien désagréables, on est donc forcés de remonter la dérive jusqu’à ce qu’elle se coince dans l’axe longitudinal de la coque. Ce faisant on a l’inconvénient de réduire le couple de rappel du lest et de reculer le centre de carène. Mais cette réduction de puissance n’est pas tout car on a aussi en même temps et malheureusement créé un petit hydrofrein car la dérive fait alors un angle de 10° environ avec la trajectoire suivie et c’est un facteur supplémentaire d’instabilité oscillatoire sur la nouvelle trajectoire.

Le concept de « gybing centerboard » n’est pas nouveau, mais à ma connaissance est limité à de petits angles de basculement latéral. Finot a osé aller plus loin avec une coque particulièrement large (45% de la longueur) et une dérive simplement suspendue à son axe (seule la gravité maintien la dérive dans sa position basse; en fait cet absence de dispositif de blocage de la dérive en position basse est très dangereuse car si le bateau a le malheur de chapeauter, la dérive se remet alors automatiquement en position repliée le long de la coque et la com de Finot selon laquelle le bateau se redresse tout seul après un dessalage est prise en défaut) sans aucun autre dispositif de réglage que le palan de relevage. La liberté de rotation droite-gauche de 20-25° qui en résulte rend le bateau particulièrement désagréable par certaines conditions de mer et de vent.

Voir quelques dessins très clairs dans: http://www.maritime-identity.com/portfolio/tekeningen-gybing-centerboard/

Finalement, voici une photo qui illustre les remontées d’eau dans ce puits de dérive si large que mes lèvres de dérive ont de grandes difficultés à limiter l’entrée d’eau.

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Mes derniers échanges épistolaires avec JMF

Le 23/05/2015

Jean-Marie Finot, bonjour

Je suis sorti aujourd’hui (pour la troisième fois seulement de la saison) avec un mistral de 10-14 nœuds avec rafales et je suis bien découragé car le mât est encore une fois sorti de son embase mais heureusement sans basculer. J’étais revenu à la base pour ajuster mon nouveau réglage de bordure (un fil Dyneema light de 3mm qui court le long de la bôme, descend au pied du mât et est ajusté par un taquet coinceur de la console centrale – l’ajustement d’origine avec un taquet coinceur en bout de bôme n’est pas d’une utilisation pratique en solo car il demande d’arrêter le bateau face au vent pour changer le réglage). Le bateau était sur sa misalo, la bordure était réglée bien plate, le Cunningham était bien tendu tandis que le hale-bas était mou et l’écoute de GV libre pour la mise à l’eau, lorsque dans une rafale, le pied du mât est sorti en deux mouvements de son embase et a heureusement arrêté son mouvement à la sortie immédiate de l’embase.

Des amis sont venus m’aider à remettre le mât en place et nous avons tous constaté que le pont sous l’embase catboat était resté bien mou même après l’injection de colle que vous aviez recommandé et que j’ai appliqué l’année dernière. En appuyant manuellement sur l’étai on pouvait voir le plancher sous l’embase bouger. Visiblement le plancher du cockpit sous l’embase n’est pas proprement collé à la structure intermédiaire. L’injection de colle que j’ai effectué sur vos instructions n’était d’ailleurs conçue que pour combler un vide entre le sabot et le plancher et non pas entre le plancher et la structure intermédiaire.

Mes amis me recommandent de ne plus utiliser cette embase catboat, mais cela ne me convient pas car le rating solo de l’Albatros n’est qu’en version catboat.

Vous devez me dire franchement, Jean-Marie Finot, si ces problèmes de jeunesse de la pré-série sont maintenant résolus dans votre production de série. J’ai souffert en découvrant ces problèmes un à un et dix mois après la prise en main de mon unité, je dois encore faire face à un problème de conception de l’embase du mât et à un problème de mauvais collage à la construction pour le plancher sous l’embase avant.

Lorsque je vous avais informé de mes problèmes avec mon chariot de mise à l’eau, vous m’aviez proposé le 3/8/2014 de faire un échange standard de ma misalo pour le modèle amélioré. Je ne l’avais pas fait car ces améliorations ne valaient pas un déplacement de 2800 km aller-retour. Mais maintenant je compte utiliser l’Albatros exclusivement en catboat, je pense qu’un plancher flexible sous le mât ne tiendra pas longtemps et donc un déplacement pour un échange standard du bateau complet serait maintenant faisable.

Cordialement

Jaffar Bentchikou


 

Réponse du 23/05/2015 de JMF

bonjour,
j’ai bien noté vos problèmes
1 pour le mat qui sort de son embase je réfléchis à une pièce complémentaire mise en place après matage .
2 Pour la souplesse sous le mat je regarde au chantier et je suggère une solution dans une quinzaine ( je pars  en Corée et au Japon après demain pour travailler)
3 il conviendrait dans le cas d’utilisation en solo de déplacer le taquet vers l’avant et de rallonger l’étarque.
Pour l’échange on en discute à mon retour.
cordialement
Jean Marie Finot

Ma relance du 10/06/2015

Jean-Marie Finot, bonjour et welcome back dans l’Hexagone. Je suis prêt à vous écouter. CordialementJaffar Bentchikou


Ma relance du 23/06/2015

Jean Marie Finot, bonjour

Je suis déçu par votre silence, mais je ne peux plus attendre.J’ai cependant mis ce temps à bon usage. Comme je ne prends pas beaucoup de plaisir à sortir avec l’Albatros 008, j’ai décidé de changer de bateau sans plus tarder car je suis en train de perdre une deuxième saison de voile et mes années restantes en voile étant quand même comptées à mon age, mon objectif est de ne pas en perdre une troisième.Un des bateaux que j’envisage maintenant serait l’Open 5.00 que vous avez conçu et qui avec son avaleur de spi devrait éventuellement être utilisable en promenade solo avec spi.

Il faudrait aussi me reprendre l’Albatros 008.

Auriez-vous la possibilité/volonté de m’assister dans cette double tâche?

Merci d’avance

Jaffar Bentchikou