Choix d’un smartphone étanche

J’ai mouillé mon smartphone Samsung Note (le tout premier modèle) il y a quelques jours sous un gros orage parisien quand j’avais fait l’erreur de laisser sa prise Usb exposée dans la poche extérieure de mon sac. Les smartphones grand public sont aujourd’hui de plus en plus étanches et j’avais auparavant lancé une petite recherche à ce sujet. J’ai démonté mon Note et l’ai séché au dryer et il marche à nouveau mais je pense qu’il est temps pour moi de passer maintenant à un smartphone 4G, bien plus rapide, à la maison et en dehors.

Ma recherche n’a pas été exhaustive mais assez large quand même. De nouveaux modèles étanches sont attendus mais je ne peux plus attendre et surtout la nouveauté se paye assez cher et n’est pas forcément utile immédiatement. Je ne me suis intéressé qu’aux téléphones Android relativement récents avec 4G et certification IPx7, ou IP 67 ou IP68 et disponibles soit chez amazon.fr soit chez grosbill.com pour une livraison immédiate et un prix raisonnable.

Les téléphones Crosscall (marque française, fabrication asiatique) Trekker X2 et Odyssey S1 sont les seuls à être conçus pour fonctionner avec les doigts mouillés (wet touch) et a encore avoir une batterie amovible (ce qui permet un remplacement éventuel par une plus grosse batterie et un plus gros couvercle pour plus d’autonomie en mer) mais ils ont des écrans de définition réduite et surtout n’offrent qu’un seul Go de mémoire vive (RAM), ce qui est nettement insuffisant aujourd’hui avec l’inflation des tailles d’applications. Tous les autres téléphones regardés n’ont malheureusement plus de batterie amovible! Une nouvelle tendance désolante.

Le smartphone Motorola Moto G 2015 est acceptable à mes yeux avec 2 Go de RAM, un écran de 1280×720 pixels et un prix de 189€.

Le smartphone Hisense C20 est aussi acceptable à mes yeux avec 3 Go de RAM et un écran de 1280×720 pour un prix de 270€. Il est le seul à pouvoir être contrôlé par un clavier Usb externe (OTG) mais ne possède pas de possibilité d’ajouter de la mémoire avec une carte microSD, possibilité que tous les autres téléphones possèdent.

Mais le téléphone que j’ai commandé hier pour 380€ est le Sony Xperia M5 qui possède 3 Go de RAM et un meilleur écran de 1920×1080 avec aussi d’autres qualités que j’apprécie. Les deux grosses questions que je me pose sont l’autonomie de la batterie relativement faible de 2600mAh et la visibilité de l’écran au soleil.

Je pense poster une suite à ce message avec mes premières impressions dans quelques semaines.

Jaffar

Images de mer

Images collectées sur Facebook le 9 février 2016

Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre !
L’air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs !
Envolez-vous, pages tout éblouies !
Rompez, vagues ! Rompez d’eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs !

Paul Valéry – Le cimetière marin – 1920

La dérive lestée (2/2)

Cet article est la suite de La dérive lestée (1/2)

Voila, c’est fait, j’ai réussi à enlever la dérive. Mon ami et voisin est passé et m’a aidé en surveillant le haut du fer en U tandis que je tapais lourdement sur sa partie basse avec ma barre à mine puis avec un burin et un gros marteau. Millimètre par millimètre on y est arrivé. Ensuite il faut faire translater l’axe de la dérive vers l’arrière puis vers le haut. Finalement, il faut enlever la tête en acier de la dérive et tirer le chariot roulant.

La dérive est sortie du puits
La dérive est sortie du puits

voici quelques photos de l’intérieur du puits de dérive

Vue de dessous et vers l'avant du puits de dérive
Vue de dessous et vers l’avant du puits de dérive.

On remarque le mastic d’usine en jaune; le mastic polyuréthane ajouté par moi lorsque j’ai essayé d’étancher le puits de dérive sans enlever la dérive; et tout en haut le rebord du pont.

La partie avant du puits de dérive vue par le pont
La partie avant du puits de dérive vue par le pont
La partie arrière du puits de dérive vue par le pont
La partie arrière du puits de dérive vue par le pont

La dérive lestée (1/2)

Ah, l’ingénierie de l’Albatros! Une coque géniale comme point de départ puis deux protos, mais le résultat n’est pas encore à la hauteur pour les utilisateurs.

Je vais illustrer mon propos par l’exemple de l’articulation de la dérive. Elle permet bien sûr à la dérive de s’auto-aligner sur l’axe de la carène qui change avec la gite. C’est son gros avantage. Mais les paliers de l’axe de la dérive sont en plastique dans les premiers modèles de production et cèdent dans les chocs répétitifs. Résultat de cette rupture structurelle, de l’eau entre en permanence dans la coque, la dérive donne de grands coups avec les vagues et les irrégularités du vent et finalement, ce n’est pas simple de retirer la dérive pour entretien.

Mon bateau n°008 a laissé de l’eau (salée) entrer dans sa coque, très certainement par le trou au niveau d’un palier d’axe de dérive. Mon plan pour l’hivernage 2014-2015 avant de découvrir le trou au niveau du palier était d’enlever la dérive et d’étancher le puits de dérive avec un bon mastic polyuréthane. Cela devrait être simple, non?

Suivez moi pas à pas.

Première étape. Mettre la coque à 90° sur son coté bâbord le long d’un mur de mon garage. Cela n’a pas été facile en solo et j’ai dû demander de l’aide. J’ai mis en place des points d’appui sur le mur et utilisé l’accastillage pour faire deux palans et lever le coté tribord.

008 dans le garage avant la construction du chariot
008 dans le garage avant la construction du chariot

Deuxième étape. J’ai construit un chariot avec cinq roulettes, des planches, des pieds métalliques, des boulons poêliers, des équerres et des baguettes de bois dur, tout cela trouvé au Casto du coin.

Construction du dessous du plateau inférieur du chariot
Construction du dessous du plateau inférieur du chariot

 

Ce chariot est exactement à la bonne hauteur pour supporter la dérive sans aucun effort ni sur le puits de dérive ni sur l’axe de la dérive. La roulette centrale est ajustée en hauteur au mm.

Le chariot à roulettes supporte la dérive
Le chariot à roulettes supporte la dérive

Troisième étape. J’ai essayé de retirer la dérive et je n’ai pas initialement réussi. Il faut pour cela d’abord enlever un fer en U qui est placé verticalement  à l’avant du puits de dérive pour empêcher l’axe de la dérive de bouger. Ce mécanisme de blocage de l’axe de rotation de la quille ne repose que sur le frottement et la gravité du fer en U pour fonctionner. Sur l’eau et en particulier dans les vagues il a tendance à monter de 1-2 cm avant d’aller buter sur le rebord du pont et ce faisant il permet alors à l’axe de la dérive de se déplacer vers l’arrière puis éventuellement vers le haut avec les vagues. Dans mon garage, alors que cette pièce bougeait à mal escient sur l’eau, cette même pièce est devenue très difficile à enlever! Un comble. Je ne comprends pas pourquoi. J’ai passé un coup de fil à Jung et il me dit d’utiliser la force, de s’y mettre éventuellement à plusieurs et qu’il n’y a pas de procédure particulière pour bien faire l’opération.

La dérive à 45° sur son chariot
La dérive à 45° sur son chariot

Alors j’ai placé la dérive dans la meilleure position possible (à 45°) et avec une barre à mine j’ai donné de grands coups sur le bas du fer pour le forcer à sortir vers le haut. Cela a bougé doucement.

Pousser le fer en U vers le haut à coups de barre à mine
Pousser le fer en U vers le haut à coups de barre à mine
Le fer en U a passé le seuil du pont
Le fer en U a passé le seuil du pont
L'intérieur du puits de dérive
L’intérieur du puits de dérive

Sur cette photo prise du coté pont, on voit bien l’axe de la dérive et le fer vertical en U et entre les deux l’extrémité de la barre à mine qui pousse, coup après coup, le fer en U vers le haut.

La barre à mine utilisée pour taper sur la partie basse du fer en U
La barre à mine utilisée pour taper sur la partie basse du fer en U

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Commentaires sur Facebook

16 janvier 2015

Michel Orlinski: Après vous avoir rencontré et essayé votre Albatros (pour ceci je vous en remercie) j’ai cru comprendre que vous vouliez que la classe se développe, c’est mon cas également, malheureusement je crains que vos remarques permanentes pénalisent ce superbe bateau, je suis tout à fais d’accord que dans toute construction il est possible d’amener des améliorations . En tous cas je ne vous suggère pas de vendre le bateau mais au contraire d’en retirer les points positifs d’en faire part et de contribuer dans la carrière de ce bateau. Vous même vous m’aviez fais part de votre volonté de concourir avec d’autres Albatros, essayons de le réaliser.

Jean-marie Finot: il en est de même de nombreux produits, voiliers depuis des millénaires, la plaisance moderne en est l’exemple: depuis Knox Jonson la vitesse en solitaire autour du monde a sensiblement triplé, depuis Lamazou sensiblement doublée en 15 ans. depuis 1954 le 505 a évolué sensiblement, le prix aussi. il a fallu pour faire un nouveau style de bateau remettre le problème à plat et refaire une route qui a demandé des décades à réaliser… il serait agréable pour tous les acteurs (35 sociétés , universités, centre de recherches, soit 60 personnes environ) de sentir un soutien, d’être aussi félicités pour certains progrès accomplis et pas uniquement critiqué sur la lenteur de notre travail, sur les défauts qui devraient être corrigés (alors qu’on y travaille) …..

Jaffar VoileLegere: Jean-marie et Michel, vous êtes l’un architecte et l’autre constructeur de bateaux mais je crois que vous vous êtes trompés de métier car vous essayez maintenant d’être ce que les américains appellent des « spin doctors ». Je suis acheteur et je décris candidement et honnêtement ce que je constate. N’essayez pas de vous en prendre au porteur du message mais battez vous plutôt en apportant des solutions de qualité au produit. Jean-marie, vous avez mis plusieurs années à développer l’Albatros et vous avez construit deux prototypes pendant cette longue période et donc je ne pouvais honnêtement pas anticiper encore plus ni autant de mise au point APRES mon achat ! Nous sommes au 21e siecle et au Nautic 2014 par exemple plusieurs voisins du stand de l’Albatros avaient lancé des produits mieux finis dans des délais bien inférieurs. Ne soyez pas aussi cavaliers avec vos clients si vous voulez les fidéliser. Communiquez avec eux en leur donnant des informations concrètes, en privé ou en public, sur les problèmes rencontrés et les solutions en préparation. Soyez à l’écoute et essayez d’anticiper les besoins des clients. Informez les pour les faire patienter au lieu d’apparaitre nier l’existence de problèmes. Aidez nous à vous aider. Le reste c’est du Sirocco.

18 janvier 2015

Michel Orlinski: Bonsoir Jaffar, en premier lieu je ne suis pas constructeur mais intermédiaire, par ailleurs personne ne nie les défauts mais au contraire tout le monde s’emploie à amener des améliorations. En ce qui me concerne je trouve qu’il prétentieux de constamment remettre en question un architecte qui n’a plus rien à prouver à qui que ce soit, encore plus à vous ou à moi. Son travail sur l’Albatros est remarquable et constitue un progrès dans la voile légère comparable à l’époque de l’évolution des 60′ sous le crayon de … je vous laisse deviner. Comme j’ai pu le spécifier plus haut toutes les remarques constructives sont prises en compte et beaucoup des personnes positives croient en évolution, développement de la classe. Pour moi le sujet est clos aujourd’hui et je n’y reviendrais plus. Merci pour cet échange et à bientôt sur l’eau.

19 janvier 2015

Jaffar VoileLegere: Michel, pourquoi est-ce si dur d’être transparent et d’avouer que l’on a un intérêt à ce que la discussion aille dans un certain sens? Je ne suis pas prétentieux, je suis acheteur de l’Albatros 008 et je documente mes aventures en voile sur mon blog comme je le fais depuis 1998. Comme vous m’accordez des intentions que je n’ai pas, vous n’avez pas lu attentivement ce que je dis. J’ai décris des détails que je n’aime pas comme la fourche de bôme (soyez honnête, écrivez ici ce que vous m’aviez dit sur l’eau à propos de cette fourche!), l’eau dans la coque et la quille qui bouge dans les vagues. Il se trouve que ces deux derniers « détails » sont dû aux choix du constructeur Sotira qui a proposé une variante par rapport aux plans architecte. Pour les premières pelles offshore et pour tous les grands bateaux qu’il a produit, Finot pouvait s’appuyer sur un bon bureau d’ingénierie avec une bonne expérience navale, ce qui ne semble plus le cas pour l’Albatros. Je suis tout à fait d’accord pour que le bateau évolue mais dans quelle direction? Finot ne dit rien à ce sujet ni en public ni en privé avec moi au Nautic par exemple. Je lui ai parlé de la fourche à remplacer par un vrai vit-de-mulet mais il m’a dit qu’il aimait bien cet aspect « rétro » du bateau qui permettait de placer la bôme plus haut avec la petite GV école. J’ai pris cette réponse pour une fin de non recevoir. Il ne faut pas « croire » dans une évolution, il faut tout simplement le faire et informer les acheteurs passés et futurs sur la direction prise. Rien n’est plus pénible que ne pas savoir quand le changement viendra ni quelle direction il va prendre. J’ai 71 ans et mes meilleures années de voile sont derrière moi, alors permettez moi d’être particulièrement touché par la situation. Pourquoi refusez vous de vous placer dans ma peau?