Autopilote

J’ai fait évoluer ma solution d’autopilote pour utilisation initiale en solo, mais comme elle s’avère simple et facilement débrayable sans encombrer inutilement comme la précédente l’espace précieux entre la barre et le palan de GV, elle est aussi utilisable en double.

Cet élastique glisse partout sauf sur un point qui est relié ou non au point d’attache du stick. Il fonctionne sur la base du frottement et bloque la barre dans une position quelconque pour quelques secondes le temps d’aller ajuster quelque chose avec ses deux mains n’importe où sur le bateau. En cas de besoin on reprend le contrôle de la barre simplement en la déplaçant. Pour que la barre reste fixe plus longtemps, il faut augmenter la tension de l’élastique et le frottement sur la barre et cela demande alors un peu plus de force pour reprendre contrôle de la barre.

Matériaux: un gros élastique et deux manilles plastiques.

Retour à la régate solo

2015-08-31_11-15-29_GTN7000_111530_h1200Hier dimanche j’étais plutôt isolé sur l’eau dans mon dernier long bord sous spi de ce long parcours côtier de 21,5 milles essentiellement en rade de Toulon. Le vent était un splendide thermique de 7-10 nœuds mais je commençais à sentir la fatigue après quatre heures de course, j’avais des ampoules aux deux mains malgré mes gants « voile »  et je ruminais l’erreur grossière que je venais de faire juste avant le passage de la précédente marque de course, la marque lumineuse verte marquant le Nord de l’entrée du chenal de navigation du « Général de Gaulle » et autres navires de la Marine Nationale. Je vois alors grossir vers moi venant d’en face un beau cata puissant à l’allure familière et je reconnais Denise et Christophe Sainglin, mes camarades de club et voisins de la base nautique municipale de Hyères. Au croisement, Denise me lance un encouragement qui prend effet immédiatement. Ils étaient en rade de Toulon depuis quelques jours pour un entrainement fédéral et je les avais croisés la veille au Yacht Club de Toulon, notre base temporaire commune de départ.

Mon erreur de quelques minutes plus tôt soudainement devient moins pesante. J’étais sous spi asymétrique sur le plus petit canot de la régate et je remontais paisiblement un énorme Dufour 405 GL deux fois et demi plus long que mon Open 5.00 et surtout plus de 30 fois plus lourd mais qui n’avait pas haussé son spi sur ce bord de portant relativement bref! La marque de parcours à laisser à bâbord était bien visible et j’étais bien positionné pour la virer à l’intérieur du Dufour. Le vent venant de tribord arrière et je savais que l’énorme Dufour allait me faire une belle ombre de vent mais j’avais décidé que passer loin sous son vent était préférable à faire un détour pour passer à son vent et alors risquer de perdre l’intérieur du virement de la marque. C’était une belle erreur de ma part car même sans spi sous GV et génois, les 80 m2 de voile du Dufour 405 GL ont non seulement coupé le vent de mon spi mais aussi m’ont littéralement aspiré vers lui, avec mon spi pendouillant comme un énorme torchon jaune attaché à mon mât. Quel mauvais moment! Ma barre n’avait presque plus d’effet tout comme mes voiles à l’ombre de cette énorme masse très haute de pont. Le barreur du Dufour (Gilles Bartoloméo, merci) m’a permis de m’en sortir en remontant temporairement un peu le vent et cela m’a donné suffisamment d’air pour remplir à nouveau le spi et prendre quelques longueurs avant la marque.

Ais-je perdu 1 minute et 32 secondes dans cette manœuvre hasardeuse ?  Peut-être. J’ai terminé la régate à la troisième place de mon groupe GR3 de 11 bateaux à 1 minute 32 secondes du second en temps compensé, un J80 et à moins de six minutes du premier, le splendide Archambault A31 de Guy Claeys, bien sponsorisé et venant directement de la Quadrasolo méditerranée après avoir fait la Transquadra. J’étais aussi à moins de sept minutes en temps compensé du premier du groupe GR2, Epsilon, un splendide Sunfast 3200 tout neuf, bateau officiel de la Marine, barré par Jean Rameil et qui est arrivé 50 minutes avant moi en temps réel. Mais quel excellent résultat pour moi, n’ayant pas régaté depuis presque quatre ans, à cause de mes choix hasardeux de bateaux!

Je ne m’attendais pas du tout à bien faire et mon ambition au départ était limitée à garder le contact avec les trois autres Open 5.00. J’ai commencé à m’intéresser à ce bateau au début de cet été lorsque j’ai réalisé que mon Albatros ne me permettrait pas de sortir en solo sous spi sans grosses modifications hors monotype (un avaleur qui marche ou un gennaker sur emmagasineur). J’ai initialement pensé au Devoti D-One mais un essai au Lac de Ste Croix m’a montré que j’allais dans une mauvaise direction car un skiff à une mauvaise stabilité initiale, à l’inverse de ce que mes vieux os demandent. Une discussion sur le forum du D-One m’a ensuite orienté vers Michel Bourgeois et le petit groupe d’Open 5.00 du Yacht Club de Toulon. J’ai d’abord essayé l’Open 5.00 que Yves Lajeunesse a mis en vente à La Londe mais sa mise à l’eau à La Londe est problématique et impossible pour un solitaire. A Hyères le stationnement du bateau de près de 300 kg est aussi un problème. A Toulon, Michel m’a d’abord proposé une sortie de découverte (sur le sujet « ce bateau est-il utilisable en solo? ») qui a été bien convaincante et ensuite m’a proposé de faire la régate La Solitaire de la Société Nautique des Mouissèques avec Bambarras mis à ma disposition bien gracieusement par son propriétaire, Etienne Lebreton, que je remercie de tout cœur, tout comme Michel.

Avec Michel quelques jours auparavant on est sorti en double sur Bambarras pour se préparer mais à la mise à l’eau, j’ai coincé mon pied au mauvais endroit et j’ai blessé un ligament croisé de mon genou gauche. J’ai donc fait la course sur une jambe et demie, sur un bateau peu familier dans une rade peu familière mais j’ai essayé de compenser par une préparation aussi poussée que possible des parcours listés par observation la veille à partir des hauteurs de la route côtière et par un épluchage des instructions de course.

Dimanche matin, donc j’arrive tôt au club pour ajouter des penons sur mes haubans et sur le bord de fuite de la GV et pour tensionner mes lattes de GV mais je me laisse distraire et devient le dernier Open 5.00 à quitter la cale. Immédiatement je dois remettre en place une came de barre qui ne permettait pas d’accrocher la barre (opération particulière au système Hobie et pas facile à faire la première fois). La pétole du matin ne me permet d’arriver sur la zone de départ que quelques minutes avant le signal d’avertissement du premier départ. Sur ce parcours d’approche je constate que ma latte supérieure était trop tensionnée par moi quelques instants plus tôt et ne changeait pas de courbure aux virements de bord. Brutaliser la bôme latéralement ne marche pas faute de vent suffisant. Il faudrait affaler et détensionner cette latte mais je n’ai pas sur moi la clé Allen nécessaire! Rien à faire! Je vais donc faire toute la régate avec une GV dont la corne (sa partie la plus efficace) fait un crochet trop prononcé à tribord amures et s’efface complétement dans une méchante courbure inversée à bâbord amures! Quel mauvais augure et quel désastre aérodynamique!

J’ai juste le temps de lire sur le bateau comité que le parcours n°2, le plus long, est affiché. Je n’aime pas trop car il sort de la rade dans une zone rocheuse inquiétante que je ne connais pas du tout et qui comporte l’obstacle de l’émissaire en mer du Cap Cépet. cap-cepet-saint-mandrierDe plus il faut laisser presque toutes les bouées à tribord, ce qui n’est pas courant. J’avais pris ma VHF portable et cela m’a aidé à bien suivre le compte à rebours mais j’avais cru comprendre que notre départ serait le troisième. Heureusement que les collègues me corrigent, car nous étions en fait sur le deuxième et dernier départ. Yves Prin sur l’Open 5.00 Pytheas observe mes réglages et me fait hisser la GV à son plus haut car j’avais oublié de faire un nœud de sécurité sur la drisse qui avait glissé. Je n’ai plus le temps de suivre ma procédure de vérifications habituelles d’avant-départ de régate et je ne sais donc pas combien de temps il me faut pour faire toute la ligne avec ce vent. Une bataille de positionnement se prépare avec tout le monde (27 bateaux au total dont 8 pour le premier départ et 19 pour le second) groupé du coté du bateau comité et je décide d’éviter la cohue en allant rechercher l’air non perturbé et en partant le long de la ligne vers la bouée de départ. Comme cela m’est arrivé souvent par le passé, sans mesure du temps nécessaire pour longer la ligne du bateau comité à la bouée, je panique un peu en la voyant arriver vite et je donne un coup de frein qui n’est pas nécessaire mais je fais néanmoins un bon départ en solitaire sur un bateau nouveau pour moi. J’aborde la bouée de dégagement dans le groupe de tête mais je fais alors ma première erreur stratégique en ne me mettant pas nettement au vent de la route directe pour éviter de se faire gazer par les autres bateaux, tous plus grands et plus rapides au près que l’Open 5.00.

La solitaire parcours 2Ce bord a été long, très long. Je cherche de bons réglages avec ma latte supérieure récalcitrante, mais j’ai pour tout résultât de passer la bouée en X de l’émissaire de Ste Marguerite dans les derniers, juste derrière les trois autres Open 5.00 qui, mieux réglés,  ont suivi une meilleure trajectoire dans un vent moins perturbé. Mais j’ai alors la surprise de constater que si tout le monde devant moi prend la direction pour passer au Sud du Cap Cépet, les trois Open 5.00 eux, l’un après l’autre, prennent une direction toute autre, 50° plus à droite et hissent le spi. Que savent-ils que je ne sais pas? Je vérifie le parcours imprimé la veille et mis dans un protège feuille transparent et le parcours n°2 que j’ai est bien celui pris par la grande majorité de la flotte . Je décide alors de suivre la majorité de la flotte. Il se trouve que le premier Open 5.00 à virer la marque avait un parcours qui n’était plus à jour. Les deux autres ont suivi car il faut bien le dire dans ce genre de régate par handicap entre bateaux très disparates, la course en temps réel entre bateaux identiques est infiniment plus intéressante et plus instructive.

Au passage du Cap Cépet, on a un peu plus de mer et des brisants à laisser à tribord. Je m’écarte trop et je tarde trop à hisser le spi pour ne pas tutoyer les brisants. Bientôt je ne vois plus personne derrière moi mais les bateaux loin devant me donnent une bonne indication du bon endroit à choisir pour empanner pour virer la bouée mouillée au voisinage du port St Elme. Je reste en trajectoire haute sous spi asymétrique dans un vent mollissant et je vire en passant à l’intérieur de deux gros bateaux qui ont dû affaler bien avant moi, dont le Dufour 405. Ce dernier me doublera tranquillement dans le bord de près du retour vers le Cap Cépet, ce qui amènera notre avant-dernier croisement déjà décrit plus haut. Sur le bord final de portant il me repassera devant. Au final, seuls deux bateaux passeront la ligne après moi, dont Pytheas d’Yves Prin, qui a eu le courage d’aller jusqu’au bout de son parcours allongé. Je l’ai croisé à mon retour vers le Cap Cépet.

J’ai été étonné que les organisateurs n’aient pas choisi un groupement qui aurait réduit les différences de vitesse entre les bateaux d’un même groupe. Par exemple les onze bateaux de mon groupe avaient des potentiels de vitesse bien différents allant d’un coefficient HN de 13 (le plus lent, pour l’Open 5.00, le plus petit bateau de la régate) à un HN de 30,5. Il aurait été plus intéressant à mon avis de coureur, de mettre ensemble les petits coefficients HN d’un coté, les gros coefficients HN d’un autre et au milieu les intermédiaires. A la remise des prix j’ai aussi entendu quelques autres participants pas trop contents à ce sujet.

Je remet à un prochain article mes commentaires sur l’Open 5.00 et sa comparaison avec l’Albatros.

2015-08-30_resultats regate la solitaire jaffar sur Bambaras51crSur ce tableau de résultats de mon groupe, c’est le nom du propriétaire (absent) de Bambarras qui apparait. Yves Maillard, le président du comité de course a maintenant rectifié et voici le résultat officiel FFV

2015-08-30_resultats la solitaire jaffar gr3(Régate Départementale LA SOLITAIRE GR3 CLASSES L R1 R2 R3 R).

Régate Départementale LA SOLITAIRE GR1 Classes A B C D1

Régate Départementale LA SOLITAIRE GR2 CLASSES D2 E F G

Au passage il y a une chose qui m’ennuie dans tous les résultats officiels FFVoile, c’est qu’ils ne comportent jamais l’information sur la longueur de la régate, les temps réels et les temps compensés. Si on veut les avoir il faut être présent physiquement à la remise des prix et les résultats détaillés affichés alors ne sont jamais publiés sur le site du club organisateur. Pourquoi? Simple paresse?

Comparaison Albatros – Weta (en anglais)

Le 02/08/2015, Mich a écrit :

Jaffar,

My name is Mich, I have found you through your blog at the Albatros boat forum. I decided contact you as you likely are the person who could help me with my little dilemma.
Lately, I decided to buy my first boat. A friend of mine has Weta trimaran, and I had a few opportunities to try it out o the sea – I must admit, it’s lots of fun. I almost decided to purchase my own Weta until I saw the Albatros 4.30 at boat show in Poland. I looks great and seems to be a great boat, fast, reliable and well designed.
You are the person who experiences sailing on both boats, so could you let me know what is your opinion on Weta VS Albatros problem? I hope it’ll put some new light onto my decision.

Thanks,

Mich

On Sun, Aug 2, 2015, Jaffar Voile Légère  wrote:

2011-06-06_Trimaran_Weta_gennaker_Jaffar_h300Mich, bonjour

I admit a few errors in my boating life and buying the Albatros before fully testing it on the water is one of them. On what basis do you say « a great boat, fast, reliable and well designed »? All I have read on this boat is biased stuff. I have yet to find on the web or in the media, one single piece that is not biased (by not mentioning its deficiencies) or signed by a person without any vested interest in the production of the boat. If you have any reference of an independent review I could check on the web, please share it with me.

The choice between the Weta and the Albatros depends first on your sailing program. Both boats are for one to three people on the paper but one to two people in practice (unless the third one is a child). If you sail mostly solo, as I do, the Weta is better because you can use its gennaker in almost all wind and sea conditions solo, except heavy winds and seas where having a crew on the windward side trampoline is a must before unrolling the gennaker. You cannot use the spinnaker solo on the Albatros in any wind conditions except very light air, that is as simple as that.

The Albatros is quite slow with the mast in the forward catboat position (without any forward sail). It is slower that its official French rating that put it on a par with the Finn mainly because the way the main is attached to the mast is quite inefficient aerodynamically, particularly for a « catboat ». With the mast in its rearward position and with the jib in front of it, the aerodynamic inefficiency of the mast is lessened for aerodynamic reasons in the bottom part where the jib overlaps. Also the hull under the catboat mast is quite soft and lack the necessary rigidity for lasting long years. Try to put some pressure on the stays and see by yourself the floor of the cockpit near the mast base moves and rotates. All pros to whom I have shown this behavior have been alarmed by it!

The Weta is faster than the Albatros in all points of sail and all wind and sea conditions, solo or double. The Weta is also easier for a beginner.

In all phases of handling the boat from land to water and back, the Weta is superior. The boat can easily be disassembled or reassembled from its three hull parts and two mast parts. The Albatros is about the same weight but feels heavier. Its launch trolley is much heavier than the Weta’s trolley and is quite awkward to use. Lifting the keel to return is quite an exercise and just yesterday I hurt my back due to a pulley system that is too weak for a static lifting of the keel (with some forward speed it goes much better). Lifting the dagger board on the Weta is easy and fast.

In terms of ergonomics, it is night and day. The Weta has the sheets and deck hardware where you expect them to be when sailing. Most of the time you sit on the trampoline with your feet in the central hull, which is quite comfortable. In stronger winds you move your body outside and in heavy air you should sit on the outside windward hull with your feet under the foot straps. That last position is a bit acrobatic and it is a bit difficult to move out of it . Downwind you sit well back in the main hull cockpit. Just do not let yourself be trapped upwind in that position because then the boat can stall in a tack and overturn with the front end rotating over the rear end. It happened to me twice. The Weta is unfortunately missing a boom or a traveler system to keep the mainsail flat upwind in heavy conditions when you have to ease the mainsheet to keep the boat upright. That is the primary missing feature that made me sell my Weta and that prevented me to returning to the boat. The other feature I did not like being that the gennaker is much too flat for attaining good downwind speed in all but heavy air.

The Albatros has its hardware set in places that are inconvenient most of the time. The space between the tiller and the mainsheet hardware in the center of the boat is too small to properly move your body for an easy tack. The row of hardware at the bottom of the cockpit look nice on pictures but is quite inconvenient as in many cases you need to sit on top of it for proper boat balance! The boat is badly missing a spinnaker launching and retrieving system. The ergonomics of the Albatros is terrible. You have to do a lot of tweaking to make it acceptable.

One last thing. You have tried a Weta and had fun with it. There is no big hidden behavior with the boat except the one I already mentioned. But the Albatros has some bad behavior in waves and irregular winds when the gybing centerboard misbehaves, shifts abruptly between two positions 20-25° apart and gives you bad kicks that are quite unpleasant. You have then to lift some of the keel to reduce that bad behavior but then you lose a bit of performance upwind. If you want to purchase an Albatros, I urge you to test it before and see by yourself if you can live with its behavior in short waves and irregular winds.

Do not hesitate to come back to me if is something is not clear to you.

Regards

Jaffar


Le 06/08/2015, Mich a écrit :
Jaffar,

As you say, majority of the press releases or articles that I read about Albatros 4.30 come from either the designer (group Finot) or manufacturer — so it’s biased. One article in big Polish magazine for sailors (« Żagle », eng. « Sails ») gives the Albatros a high note but after re-read it’s also not clear whether it’s a sponsored or not. I spoke with the Polish manufacturer and he openly admitted that there were some quality issues with the boat that was being produced in France, and so the license owner have decided to move the entire production to Poland. They shipped first 10+ boats this month to France. Poland-produced boat shares the same design and all key parameters with the France-produced one but it also has a few improvements mostly in materials. Perhaps some of the quality quirks you mentioned have been fixed. But it still doesn’t improve the key failures such as spinnaker in solo sailing, sails inefficiency and ergonomics.
After your email it’s clear for me that Albatros is no go at this point. I’ll go with Weta (they just released v2) as I know what to expect, and I’m pretty sure I’ll be happy with it.

Jaffar, thank you for your email, you provided me lots of valuable data points that helped me to make my choice. I appreciate that very much.

All the best.

Mich


On Thu, Aug 6, 2015, Jaffar Voile Légère wrote:

Mich, bonjour

You are welcome. I also appreciate your feedback; Thank you.

The Weta production has been moved to Indonesia and they say that several things have been improved, such as the precision of the fitting between the center hull and the carbon arms. I may myself buy one if I succeed in selling my Albatros 008 without losing too much. Unfortunately the new Weta is still underpowered in light air and still without any mean to properly flatten the mainsail in heavy air.

Finot and his Polish associate are quite secretive on what changes have been made to the Polish-produced boats. I would appreciate it if you happen to know any article or document on the subject in English or French. Finot has heavily invested in carving six production molds in aluminum. Unfortunately he did not revise his drawings to incorporate any lesson learned from the two prototypes or the first production boats. Making changes to such heavy molds is very costly and time consuming. He is stuck and the boat is unlikely to evolve as far as the hull is concerned. For my part, I am also stuck with a lemon! Lemon 008!

Good luck and good wind with your new boat

Jaffar

La recherche d’un petit voilier (2/2) ..

.. rapide léger monotype monoplace

J’ai pris possession de mon Albatros n° 008 en juillet 2014 et après une soixantaine de sorties, je confirme ma déception et je constate qu’il ne répond pas à mes critères essentiels. Il n’est pas spécialement rapide (en configuration trois voiles et mât en position arrière je le compare au Weta et en configuration catboat solo avec le mât en position avant je le compare au Finn; l’Albatros est moins rapide dans toutes les conditions de mer et de vent et à toutes les allures). Sa courbe de stabilité est inhabituelle car le bateau gite facilement autour de la position verticale (c’est fait exprès car il a besoin de 7-10° de gite pour minimiser sa grande surface mouillée). Lorsqu’il est bien en appui sur sa quille dans une mer plate et un vent régulier le bateau est stable et agréable. Mais dès qu’il y a du clapot ou un chop soulevé par les bateaux à moteur et que le vent devient irrégulier, les réactions du bateau deviennent déconcertantes avec sa quille de 32kg qui bouge brutalement de 15-20° dans les molles ou les vagues irrégulières et la coque qui se dérobe sous le corps du barreur à la manière d’un ski qui rencontre soudainement une plaque de glace cachée. L’Albatros est aussi plus lourd et difficile à manipuler sur terre qu’anticipé. Son spi, faute d’avaleur ou même de baille appropriée, est difficile ou impossible à manipuler en solo et il a quelques défauts de jeunesse, qui seront ou ne seront pas rapidement rectifiés, et qui gâchent le plaisir d’être sur l’eau.

Donc, j’ai mis en vente mon Albatros et je me relance dans mon éternelle recherche. Cette fois-ci je simplifie mes critères, j’abandonne la possibilité de régate solo pour n’avoir qu’un seul objectif: pouvoir sortir en solo avec le spi.

La recherche d’un petit voilier (1/2)..

.. rapide léger monotype monoplace

Albatros Hyères juillet 2014J’étais à la recherche d’une nouvelle monture et j’avais commandé en décembre 2013 un Albatros 4.30, le petit dériveur lesté conçu par Jean-Marie Finot. Je voulais un voilier avant tout moderne, léger et rapide, ne nécessitant rien de plus que la place standard de parking bateau sur la base nautique municipale de Hyères, utilisable essentiellement en solitaire (depuis le gréement à la régate occasionnelle en passant par la mise à l’eau et les sorties sous spi), mais aussi, à l’occasion, en double, planant facilement sous spi, stable et facilement redressable en solitaire en cas de dessalage.

Cela peut paraître étonnant, mais il y a peu de voiliers qui répondent à mon programme relativement simple d’un amateur senior et encore un peu sportif qui cherche un voilier plus technique que casse-cou mais avec quand même une bonne sensation de vitesse.

J’ai pris possession de mon Albatros n° 008 en juillet 2014 et après une longue demi-saison, je suis un peu déçu qu’il ne réponde finalement pas à tous mes critères. Il est rapide et stable mais aussi plus lourd et difficile à manipuler sur terre qu’anticipé. Son spi, faute d’avaleur ou même de baille appropriée, est difficile ou impossible à manipuler en solo et il a quelques défauts de jeunesse, qui seront ou ne seront pas rapidement rectifiés, et qui gâchent un peu le plaisir d’être sur l’eau.

En fait, Je cherchais un voilier moderne et astucieux mais je comprends maintenant que Jean-Marie Finot, lui, a plutôt cherché à créer un voilier simple, dénudé et rétro, ce qui est un programme bien différent.