Visite au Nautic 2015

Hier, je suis allé au Nautic 2015. Tout d’abord un choc, il y a beaucoup moins d’exposants et de visiteurs que les années précédentes. La cafétéria est assez vide, les vendeurs de nourriture et snacks ont peu de consommateurs, les fabricants de piscine sont cette année dans le hall principal et, malgré cela, il y a encore de grands espaces vides visiblement comblés à la dernière minute.

Open 5.00 au Nautic
Open 5.00 au Nautic

L’un de ces espaces est, pour mon grand bonheur, comblé par l’Open 5.00 n°49 monté sur sa remorque attelée à une Jeep. J’y vais directement ayant été alerté à son sujet par un message de Fred sur le forum de l’Open 5.00.

Fignolage au Dremel
Fignolage au Dremel

La GV et le foc, toute neuves ou presque, sont de la toute dernière production avec le nouveau timbre. Le spi n’y est pas et le Cunningham n’est pas monté mais presque tous les bouts, drisses et écoutes sont neuves et bien matelotées avec de belles épissures.

Matelotage
Matelotage

La coque et la remorque n’ont été que très sommairement lavées et cela choque un peu à l’examen détaillé.

Je prend quelques photos et  j’ai une longue discussion avec Pierre-Jean Gallo, le gérant de Paris-Voile et excellent marin sur de nombreux supports dont l’Open 5.00 et le 505. Il m’explique très clairement la genèse et les vicissitudes de l’Open 5.00 et les challenges que la classe doit maintenant affronter, y compris la nécessaire affiliation à la FFVoile. C’est limpide.

Visite du stand Albatros et longue discussion cordiale avec Jung. Il m’explique que la production française de Sotira a repris avec un positionnement plus précis des éléments au moment du collage, un chemisage acier intérieur du puits de dérive,  des plaques de renfort intérieur pour rigidifier le pont sous les deux sabots de mât et mettre des renvois de cadènes dignes de ce nom pour assurer pour les quatre cadènes une meilleure transmission des charges vers la structure et prévenir les arrachements.

Contrairement à ce que Michel Orlinsky m’avait dit en 2014, la production polonaise de l’Albatros s’est finalement faite avec les même matériaux que la production française et donc comporte bien des renforts en carbone. La longueur du mât et la surface de voile sont inchangés depuis le début de la production en série et les informations différentes qui figurent dans le pdf officiel de mise en main de l’Albatros sont une erreur. Le dessin coté qui y figure est celui des prototypes. Je ne savais pas que les prototypes avaient eu un mât plus long et 20% de surface de voile en plus par rapport à ce qui a finalement été adopté en production. Si cela avait été publié je n’aurait pas mal-interprété l’erreur du pdf. La transparence a quand même du bien, non?

Le dessin des nouvelles têtes de quille a été changé pour obtenir un plus grand bras de levier avec le palan de relevage et pour, enfin, pouvoir coincer la quille en position basse et empêcher qu’elle se replie sur la coque en cas de dessalage suivi d’un chapeautage. De plus, il y a maintenant une nouvelle petite GV école sans corne ni bôme et avec un point d’écoute arrière vers une pantoire.

En somme on a maintenant enfin corrigé beaucoup d’erreurs initiales de construction mais les acheteurs des premiers bateaux, les essuyeurs de plâtre, doivent-ils pour autant être laissés pour compte?