La recherche d’un petit voilier (2/2) ..

.. rapide léger monotype monoplace

J’ai pris possession de mon Albatros n° 008 en juillet 2014 et après une soixantaine de sorties, je confirme ma déception et je constate qu’il ne répond pas à mes critères essentiels. Il n’est pas spécialement rapide (en configuration trois voiles et mât en position arrière je le compare au Weta et en configuration catboat solo avec le mât en position avant je le compare au Finn; l’Albatros est moins rapide dans toutes les conditions de mer et de vent et à toutes les allures). Sa courbe de stabilité est inhabituelle car le bateau gite facilement autour de la position verticale (c’est fait exprès car il a besoin de 7-10° de gite pour minimiser sa grande surface mouillée). Lorsqu’il est bien en appui sur sa quille dans une mer plate et un vent régulier le bateau est stable et agréable. Mais dès qu’il y a du clapot ou un chop soulevé par les bateaux à moteur et que le vent devient irrégulier, les réactions du bateau deviennent déconcertantes avec sa quille de 32kg qui bouge brutalement de 15-20° dans les molles ou les vagues irrégulières et la coque qui se dérobe sous le corps du barreur à la manière d’un ski qui rencontre soudainement une plaque de glace cachée. L’Albatros est aussi plus lourd et difficile à manipuler sur terre qu’anticipé. Son spi, faute d’avaleur ou même de baille appropriée, est difficile ou impossible à manipuler en solo et il a quelques défauts de jeunesse, qui seront ou ne seront pas rapidement rectifiés, et qui gâchent le plaisir d’être sur l’eau.

Donc, j’ai mis en vente mon Albatros et je me relance dans mon éternelle recherche. Cette fois-ci je simplifie mes critères, j’abandonne la possibilité de régate solo pour n’avoir qu’un seul objectif: pouvoir sortir en solo avec le spi.

La recherche d’un petit voilier (1/2)..

.. rapide léger monotype monoplace

Albatros Hyères juillet 2014J’étais à la recherche d’une nouvelle monture et j’avais commandé en décembre 2013 un Albatros 4.30, le petit dériveur lesté conçu par Jean-Marie Finot. Je voulais un voilier avant tout moderne, léger et rapide, ne nécessitant rien de plus que la place standard de parking bateau sur la base nautique municipale de Hyères, utilisable essentiellement en solitaire (depuis le gréement à la régate occasionnelle en passant par la mise à l’eau et les sorties sous spi), mais aussi, à l’occasion, en double, planant facilement sous spi, stable et facilement redressable en solitaire en cas de dessalage.

Cela peut paraître étonnant, mais il y a peu de voiliers qui répondent à mon programme relativement simple d’un amateur senior et encore un peu sportif qui cherche un voilier plus technique que casse-cou mais avec quand même une bonne sensation de vitesse.

J’ai pris possession de mon Albatros n° 008 en juillet 2014 et après une longue demi-saison, je suis un peu déçu qu’il ne réponde finalement pas à tous mes critères. Il est rapide et stable mais aussi plus lourd et difficile à manipuler sur terre qu’anticipé. Son spi, faute d’avaleur ou même de baille appropriée, est difficile ou impossible à manipuler en solo et il a quelques défauts de jeunesse, qui seront ou ne seront pas rapidement rectifiés, et qui gâchent un peu le plaisir d’être sur l’eau.

En fait, Je cherchais un voilier moderne et astucieux mais je comprends maintenant que Jean-Marie Finot, lui, a plutôt cherché à créer un voilier simple, dénudé et rétro, ce qui est un programme bien différent.